Parc des Princes, novembre 1989. Marin Malvie, troisième ligne de l’équipe de France de rugby, n’a aucun doute. C’est bien son frère Malo, disparu en mer quinze ans auparavant, qu’il vient d’apercevoir furtivement dans les tribunes. Marin va alors se lancer à la poursuite de son passé, des ruelles proches de la Butte Montmartre aux côtes escarpées de l’île d’Yeu, pour comprendre pourquoi sa vie s’est construite sur un mensonge. Il n’imagine pas les dangers auxquels il s’expose. Car à ses trousses est lancée une meute aux méthodes expéditives, bien déterminée à ne laisser aucun Malvie debout.
"L’homme qu’il avait reconnu parmi des milliers de spectateurs, c’était bien Malo, son frère aîné, mort quinze ans plus tôt et pourtant bien vivant il y avait moins d’une heure... Il ne fallut pas plus d’une fraction de seconde pour que Marin ait la prescience que sa vie en serait changée à jamais. Et ce n’était pas ce type massif et immobile, perché tout en haut de la tribune, qui l’aurait contredit. Mais Marin ignorait tout de la présence de ce quidam qui l’épiait, tapi dans l’ombre. La seule chose que Malvie distinguait avec netteté, c’était un point d’interrogation qui ne cessait de grandir et qui faisait des petits... Quand il quitta l’enceinte du stade, le personnage en planque déplia sa carcasse engourdie et lui emboîta le pas à distance. Désormais, il n’allait plus le lâcher."