Si, parmi nos cinq sens, il en est un qui touche à l’indicible, c’est bien l’odorat. Il suscite en nous des pulsions sauvages, réveille notre animalité, sollicite nos mémoires enfouies. Et cela avec d’autant plus de virulence qu’il est indissociable de notre principale fonction vitale : la respiration. Dès lors, nous ne pouvons y échapper…
Lié, de par sa nature même, à l’instinct sexuel, le parfum — qu’il émane de nos chairs ou soit composé d’un savant mélange d’essences raffinées — a toujours pour but de séduire. Or, la séduction a plusieurs facettes. Voluptueuses, certes, prometteuses de délices, mais également redoutables. Si, dans le règne végétal, l’odeur des roses attire les abeilles pour les enivrer de nectar, celle des plantes carnivores leur tend un piège mortel…
C’est cette inquiétante dualité qu’illustre l’anthologie Parfums mortels. Qu’elles soient traitées sur le mode fantastique, polar, SF, ou tout simplement quotidien, toutes les histoires qu’elle rassemble ont un point commun : la sensualité. Souhaitons qu’elles vous enivrent, parlent à vos sens et vous enveloppent, comme un parfum…
Nouvelles de : Jean-Michel Calvez, Sylvain Montagne, Olivier Ka, Gudule, Jean-François Patricola, Christian Robin, Rémy Gallart, Anne Renard, Claude Bolduc, Lili Bidault, Serena Gentilhomme, Patrick Eris, Ange-Emile Rivière, Béatrice Nicodème, Gérard Lenne.
La presse en parle
Toujours, au centre de ces textes, des odeurs, qui la plupart du temps font partie intégrante de l’intrigue, et ne sont donc pas qu’un seul effet de mise en scène. Vu le nombre de thèmes traités, de genres abordés et de traitements choisis par les auteurs, il y a fort à parier que tout lecteur y trouvera son compte. Avec Parfums mortels, on en a vraiment pour tous les goûts, et constitue donc une première publication tout à fait honorable de la nouvelle maison d’édition Malpertuis. (Noosfere)
Un livre à mettre entre toutes les mains des lecteurs adeptes de fantastique moderne. (Yozone)
On trouve dans ce sommaire une belle diversité de mise en scène et d’idées. Parmi les meilleurs textes, on distinguera celui de Jean-Michel Calvez. Il nous raconte l’histoire d’un thanatopracteur qui a pour habitude de recueillir le dernier souffle des morts sur lesquels il travaille. Une nouvelle remarquable. (ActuSF)
Un livre à lire avec le nez (Le Soir)
On peut se rassurer sur l’avenir des productions des jeunes éditeurs du pays : la qualité est
au rendez-vous, et le fantastique, quand il est aussi brillamment représenté, a de beaux
jours devant lui. (Courrier français)