Pierre Pastre nous invite à voir la guerre d’Algérie à travers le prisme d’une histoire d’amitié. Ce récit romanesque est autobiographique. Il met en scène deux héros, amis mais cependant très différents, qui vont finir par s’opposer : d’une part Alexis, jeune homme dont le père est mort héroïquement en 1940, élevé par sa mère ; et d’autre part Vincent, garçon déjà aguerri aux choses de la vie. Ils se rencontrent dès le premier jour de l’incorporation d’Alexis alors tout fragile dans un régiment de légionnaires où ils seront chauffeurs. Le noeud de l’histoire se situe lorsque les deux amis trouvent une belle somme d’argent volée en opération, et cachée dans un camion par un groupe de légionnaires… L’auteur fait une description sensible et envoûtante de moments qui placent ces jeunes gens en face d’eux-mêmes comme si, quand les armes parlaient, les consciences s’éveillaient. Ce roman nous fait prendre conscience que l’honneur, le bien et le devoir de guerre s’accordent difficilement.