« A chacun cette faculté de vivre avec dans les veines son propre abîme qui risque de tout emporter...A chacun son autre chemin...A chacun ses tentations barbares. »
Un roman de cape et d’épée, une « fiction » qui a pour cadre une époque décadente et flamboyante où toute ressemblance avec une fin de Moyen-âge est entièrement revendiquée par l’auteur qui nous livre ici, non sans humour, un point de vue sur notre histoire et nos « barbares ». Les Sixtes, peuple nomade aux moeurs rudes, ont quitté les steppes du Nord. Ils avancent vers les rives du Grand Fleuve et s’emparent de la capitale. Le royaume sombre dans le chaos. Son peuple est sur les routes. Esteban Villano est un noble exilé de la Cour. Il commande une forteresse perdue dans les redoutables Montagnes Noires. Pour sauver son monde en déroute, il rejoint l’Ordre de Malatar, ordre militaire et religieux qui paraît être le seul repère dans la tempête. L’officier du roi se lance dans une guerre où se joue la survie de la civilisation. Mais il découvre aussi que pour gagner la guerre, la force pure ne suffit pas. En dépit des siens et de ses propres préjugés, il doit se résoudre à pactiser avec l’ennemi d’hier, le comprendre, et aimer cette princesse qui lui apporte l’amour et le renfort des armes.
« J’aime beaucoup le monde qu’a crée l’auteur : entre le Moyen-Age et la fantasy. Je ne peux m’empêcher de penser au Roi Soleil en voyant la monarchie, aux Templiers quand il s’agit de cet ordre religieux et chevaleresque qui essaye de sauver le royaume, et aux Elfes en ce qui concerne les Elfins. Beaucoup de références donc qui contribuent à créer ce petit monde. Esteban va évoluer au sein de l’Ordre de Malatar sans qu’on lui demande trop son avis. En fait, ce n’est pas tout à fait ça, on lui demande son avis, mais il ne peut pas refuser. ^_^ Je dois avouer que ça m’a beaucoup amusé de voir ses montées en grade. Mais ça reflète sa personnalité. Il se laisse emporter par le courant sans trop lutter. Il a même l’air perdu parfois, mais au fur et à mesure que l’histoire avance, il s’affirme et finit par contrôler sa destinée et même sa dernière montée en grade. Et face à ses soldats, il reste un chef qui sait parfaitement se faire obéir, qu’ils approuvent ses ordres ou pas. Cette petite dualité en lui le rend très attachant et est un indicateur de ce qu’il est capable de devenir. Ce que l’Ordre va s’évertuer à lui faire atteindre. » (source :http://www.maxoe.com/rama/les-tenta...)