« … un pays, le Congo Brazzaville, dépecé et violenté par ses propres fils. »
Salvador vit avec sa mère Manenie et sa nièce Hanna, il est l’amant de Juliana qui attend le mariage. Ils sont inséparables, passent de longs moments d’amour dans la solitude de la nature, mais tout va basculer. Salvador qui nourrissait déjà le désir de s’engager dans la guerre, malgré les conseils de Bernard, la désapprobation du vieux Kinga ou les supplications de Juliana, trouve là l’occasion d’accomplir un devoir. Son devoir. La vie à la campagne est aussi décrite de l’intérieur. Salvador accompagne Manenie aux champs. Juliana assiste à la danse « ngouata » après une partie de pêche réussie. Riverain des forêts et des montagnes légendaires, Mangueba est un village paisible. Mais lorsque la guerre éclate dans le pays, la démence et la déraison partout s’installent. Mangueba sombre dans un destin funeste. Alors commence Une vie à Mangueba, une vie de pleurs (« Ensemble elles pleuraient l’absence de leurs fils. »).