Pour s’émanciper d’une vie familiale trop étriquée, Louis, fils d’immigré, s’engage dans la Légion Etrangère et part pour le Tchad. Démobilisé, traumatisé plus qu’il ne le pense, il ne retournera pas dans sa famille et ira vivre d’expédients à Paris. Là, au cours d’une longue nuit où il devra affronter, dans un déluge d’affrontements meurtriers, ses pires démons, il fera la rencontre d’une personne qui lui révélera peu à peu l’amour.
Les tomes 2 et 3 se déroulent une quinzaine d’années après le tome 1. On obtient à sa lecture les réponses laissées en suspend et on suit les aventures d’un nouveau personnage. Et toujours l’auteur, avec sa plume tantôt élégante, tantôt efficace, n’hésite pas à nous montrer la noirceur des âmes humaines, comme il sait dépeindre leur grandeur émouvante. Les personnages sont particulièrement attachants ou horribles, ou déconcertants. Huynh Quoc Te nous fait découvrir le Paris des années 80, mais aussi le Viêt-Nam de l’après guerre. Le bruit des balles est tempéré par les notes de musique, et la folie meurtrière par la générosité et la bonté dont sont capables certains hommes.
« Les Eaux Douces, récit magistral pour nombre de raisons, nous donne à vivre certains des grands événements du siècle dernier tout en suivant le quotidien de personnages qui essaient d’y survivre, de continuer à aimer, à ne pas se résigner. En cela, il n’est pas seulement un magnifique roman, mais aussi une leçon de vie. » Aède (Outremonde)