Sagaï retrouve la Terre après six siècles de voyage. Mais c’est à présent un monde désertique, où les pluies sont quasi inexistantes. De son côté, le cardinal Alvin Aaleigh revient d’un autre voyage, de six cents ans également. Lui qui était parti évangéliser les mondes lointains, il débarque en compagnie d’un extraterrestre sur une Terre où l’Islam règne en maître, où le Pape est appelé « Al Abbas ». Deux hommes qui ont bien des choses en commun, et aussi bien des points de divergence. Aussi est-ce à la fois en alliés et en adversaires qu’ils lanceront une croisade de reconquête. Cependant, la partie qui s’engage a plus de deux joueurs… et le véritable enjeu n’a rien de religieux
Pierre Gévart, ancien sous-préfet de Saint-Omer, fait montre pendant tout le livre d’un humour décalé et d’une grande érudition. (…) Passées les trois premières pages qui peuvent rebuter les moins accros à la science-fiction, le livre montre que quand controverses religieuses et stratégies militaires se mêlent, le ridicule n’est pas très loin. Pierre-Yves CARLIER [La Voix du Nord] 20/04/2005 De l’art visionnaire. Ainsi pourrait se résumer ce roman. Si les voyages et l’aventure vous tentent, « La Décroisade » de Pierre Gévart est l’univers futuriste qu’il vous faut appréhender le coeur libre et l’esprit libéré de tout a priori, afin d’embrasser, par une lecture dévorante, la description d’un avenir possible. Hormis le fait que ce roman s’intègre dans le genre de la science-fiction et soit donc une oeuvre d’évasion et qu’il ne soit pas sans rappeler les travaux de grands maîtres en écriture comme Franck Herbert pour son cycle de « Dune » ou, actuellement, les sensationnels Dan Simmons et Pierre Bordage, il est surtout une oeuvre de réflexion et d’analyse sur le devenir de l’humanité en regard de nos croyances et de nos religions, mettant en relief les mécanismes de leur essor ou de leur effondrement. D’une écriture fluide, simple et avec un style vif, Pierre Gévart nous narre une histoire dans laquelle les religions sont au centre de l’intrigue, dans un avenir lointain. (…) Mêlant religion, philosophie, traditions indiennes, conquêtes spatiales et écologie, Pierre Gévart réussit parfaitement à créer un monde plausible, plus actuel qu’il n’y paraît puisque soulevant des questions sur notre avenir auxquelles il nous faut répondre aujourd’hui. Romancier, nouvelliste et dramaturge, Pierre Gévart, haut-fonctionnaire de l’État, a également été lauréat 2001 du prix Infini pour sa nouvelle « Comment les choses se sont vraiment passées ». « La Décroisade » est une véritable oeuvre visionnaire. Quant à la nouvelle « Le Livre ultime » de Guillaume Suzanne, prix Infini 2004, qui complète ce livre, elle est absolument tant superbe qu’amusante, aussi bien sur le sujet que sur le traitement et s’allie parfaitement au roman de Pierre Gévart. L’idée d’agrémenter une nouvelle à un roman est une bonne idée ; ça me rappelle les courtsmétrages que nous pouvions voir au cinéma avant la projection du long-métrage. Olivier BIDCHIREN Pierre Gévart ose, avec « La Décroisade », aborder des sujets « politiquement incorrects » comme les rivalités entre les religions. Il le fait avec un mélange d’enthousiasme et d’humour qui donne un roman captivant (…). Les lecteurs férus d’histoire des religions et/ou de politique internationale y verront en outre une analyse assez pertinente de la société actuelle. Lucie CHENU [nooSFere] 1/6/2005