Cela fait presque dix ans que l’Orejona a quitté la Terre avec à son bord dix mille femmes et hommes. Dix mille exilés auxquels on avait promis une nouvelle vie et qui commencent à trouver le temps long. Alors que les suicides se multiplient et que certains envisagent une mutinerie, une planète habitable est enfin repérée. ...Habitable, mais dénuée de toute vie. ...Habitable, mais pas vraiment accueillante. Le commandant Pasternov a beau se refuser à conduire ses passagers à la mort, tous sont déterminés à faire halte sur ce monde. Comment faire entendre la voix de la raison sur la nef des fous ?
« Une planète pour Copponi » n’est pas vraiment un roman d’aventures, malgré les apparences. Pierre Gévart pose la question de savoir comment réagiraient des hommes et des femmes, subitement confrontés à une situation extraordinaire après dix ans d’enfermement. C’est un roman psychologique étonnant, où l’on retrouve certaines des passions de l’auteur, comme la géologie et surtout la politique. (…) L’intrigue est prenante et les personnages hauts en couleurs, bien que certains ne soient que sommairement esquissés. (…) À moins d’ignorer toute compassion, on ne sort pas indemne de la lecture de ce livre. Le roman et la nouvelle, chacun à sa façon, mettent le lecteur en face de sa propre condition d’être humain, avec tout ce qu’elle comporte d’égoïsme et de bassesse. Même si la leçon est rude, c’est le genre de livres qu’on aimerait lire plus souvent. Lucie CHENU [nooSFere] 21/12/2006 Bien que le genre du livre s’apparente à du Space Opera, le sujet réel du livre est beaucoup plus intime et humain. Gévart nous parle des pulsions humaines, depuis le sexe jusqu’à l’instinct de survie, de la soif de pouvoir et de l’abnégation. Il cherche à montrer comment les travers des hommes et des femmes peuvent se révéler et s’exalter lorsque les circonstances deviennent dramatiques après des années de promiscuité.(...) La vision du futur que nous brosse Gévart est sombre, tant pour l’avenir de la Terre que pour l’esprit humain. Elle est là pour nous interroger et nous faire réfléchir à notre tour. Jean Rébillat [ActuSF]