Son astronef détruit au cours d’une mission, Tinkar Holroy, de la Garde stellaire, dérive dans l’espace. Il est recueilli par une cité spatiale du Peuple des étoiles, des descendants de transfuges de l’Empire terrestre qui depuis plusieurs générations vivent dans l’espace et n’ont que mépris pour les « planétaires ». Tinkar, d’abord lui-même méprisant envers ces gens dont il ne voit que les « faiblesses » de leur régime démocratique, comparé à la fermeté de la dictature qu’il a toujours connue, est cependant déterminé : il veut comprendre le milieu qui l’héberge à présent – ne serait-ce que pour réussir à fuir et mener à bien sa mission initiale. S’en mêleront des influences féminines, des quiproquos, des duels, des drames. Ainsi que la lutte contre des agresseurs non humains… Une confrontation entre des modes de vie et des mentalités aux antipodes l’une de l’autre
La presse en parle
Superbe space opera, plein d’actions, mais aussi de réflexion. Le héros Tinkar évoluant énormément au fil du récit, pour la première fois de son existence, il est amené à réfléchir sur ce qu’il est et ce qu’il veut. L’un des meilleurs romans de Francis Carsac. [noosfere.fr/heberg/fbeurg/lecture] Francis Carsac, de son vrai nom François Bordes, de son vrai métier géologue, est un auteur français, venu à l’écriture au milieu d’une carrière scientifique, poussé par la lecture de « La Guerre du Feu » entre autres. (…) Eons « Futurs » réédite en ce moment plusieurs oeuvres de Carsac, ce qui permet à une nouvelle génération de lecteurs de redécouvrir l’auteur et les idées qu’il a su mettre en avant et qui sont désormais des fondements de la littérature S.F. Par exemple la nouvelle nommée « Genèse », située à la fin de ce livre, exprime en deux pages une possibilité sur la naissance de la vie sur Terre qui est devenue un classique. (…) Un livre de référence. Voici un ouvrage qui s’impose comme essentiel pour comprendre la science-fiction française et son évolution dans les quarante dernières années. Il comporte des éléments fortement intéressants, bien au-delà du texte lui-même, à l’écriture souvent simple et directe, ou de la vision un peu datée de la technologique du futur. Vu de notre temps, chaque idée de ce livre nous renvoie à une multitude d’autres ouvrages. (…) En analysant plus en profondeur, il est facile de se rendre compte que nombre de ces ouvrages ont été écrits en même temps ou bien après celui de Francis Carsac. Par exemple le début de « L’Arme de Nulle Part » (par Edmond Hamilton) ressemble beaucoup à l’introduction de « Pour Patrie l’Espace ». Bien d’autres romans, nouvelles ou films mettent en jeu des vagabonds stellaires, des extra-terrestres agressifs ou des chocs de civilisations entre un Empire surarmé et une démocratie libre (… « Star Wars »). Il s’agit bien sûr d’un effet dû à la manière d’écrire et aux thèmes chers à une époque qui était tellement riche de beaucoup de notions alors nouvelles. (…) Mais le fait reste que cet ouvrage contient en germe (comme d’autres venant d’outre-Atlantique) beaucoup d’éléments constitutifs de la littérature qui a suivi depuis lors. Jean Rébillat [ActuSF]