Les explorateurs, les scientifiques, les médecins, certains missionnaires, sont la partie noble de l’humanité. Malheureusement, bientôt arrivent les marchands, les militaires pour les protéger, et les exploiteurs qu’ils traînent derrière eux comme Léo traîne sa vermine. La vermine du lion, voilà ce que sont le B.I.M. et les autres ! Eldorado est une planète fantastiquement riche en métaux rares ou précieux. Le Bureau International des Métaux, qui l’exploite avec les limitations que lui impose la Charte restreinte, ne recule devant aucune bassesse pour obtenir la Charte large qui l’autoriserait à saigner la planète sans égard pour les autochtones. Face à ce titan, que peuvent Téraï et Léo ?
La presse en parle
Il faut dire qu’avec une si belle maquette (la belle couverture de Michel Koch), l’oeuvre du grand Carsac, dont on sait déjà l’excellence, gagne en prestige. Car Francis Carsac c’est un peu notre Vance, notre Silverberg (…) Rixes multiples, aventures sauvages en terre inconnues, affrontements guerriers, tous les lieux communs de la grande aventure sont ici mis à contribution pour faire de cette odyssée l’une des plus belles geste humaine, avec toujours au-dessus, ce Laprade qui est un autre Conan, un autre Tarzan, irrésistible, fort et pourtant d’une très grande richesse. Car tout en voyant l’homme total chez Laprade, le pinceau habile de Carsac n’hésite pas non plus à esquisser des harmoniques cachées, des reflets secrets, dont les scintillements offrent aux lecteurs de grandes voies pour l’analyse du personnage, ses motivations, et enfin, sa fonction comme autre archétype du genre, prouesse à laquelle est parvenue l’auteur, accouchement d’un nom même dont la prononciation aura autant de force que John Carter, Savage, Conan ou Tarzan. (…) Du grand, du très grand récit, que les éditions Eons ont eu la judicieuse idée d’offrir à nouveau aux lecteurs qui se demandent s’il existe une SF française qui pourrait rivaliser avec le grand Space-Opera américain....(...) Un Héros comme "archétype nuancé", entre Doc Savage, Tarzan, Alan Quatermain, Conan et John Carter. Certes, Teraï Laprade correspond à tous les clichés du genre, on peut même dire qu’il incarne un authentique et peut-être le seul héros "pulps" français digne d’estime. (…) un des plus grands romans de SF au monde, une vision de poète joyeux où le sens du picaresque se marie parfaitement avec une vision de paléontologue sur les mondes anciens, si loin si proches, si différents et pourtant si semblables au nôtre. Emmanuel Collot [Sfmag] Écrit à l’origine en 1967, ce roman de science-fiction – toujours d’actualité, vous le constaterez par la suite – est un vrai régal, du plaisir en concentré, une mine de trésors, un ouvrage précieux que l’on se doit non seulement de posséder mais surtout d’avoir lu. Davantage qu’un simple roman d’aventures basé sur des données scientifiques, « La vermine du lion » est un véritable plaidoyer contre la colonisation, contre l’hégémonie industrielle, contre toute forme de mondialisation à outrance et contre, finalement, le néo-libéralisme tel que nous le subissons tous. Ce roman est un réel voyage, pas seulement dans l’imaginaire, mais surtout il est un périple riche en découvertes pour mieux connaître l’autre, celui qui vit différemment de nous et qui peut nous apprendre ce que nous ignorons. Nous y retrouverons le respect de la différence, le respect à la parole donnée, à l’engagement, de façon à recevoir la connaissance, de manière à vivre en harmonie, tant envers nous-mêmes qu’envers autrui et vis-à-vis du monde qui nous abrite. (…) Quant à l’histoire proprement dite, il serait dommage que je vous en parle. Elle est si dense, si palpitante, que se serait la ternir que de vous l’exposer. Je ne peux que vous inviter à déguster les péripéties du héros (…) l’un des chefs-d’oeuvre de la science-fiction française. Olivier BIDCHIREN