Ils sont les Réfractaires. Ceux qui ont conservé leur âme après l’invasion. Ceux qui ont désormais l’impression de vivre au purgatoire. Jérémy Pelletier est de ceux là. Marié, père d’une petite fille, il a tout perdu avec l’invasion des Stybiax. Et pourtant, sa communauté l’a choisi comme shérif, un lien entre les derniers humains et l’envahisseur. Un semblant d’autorité dans un monde en proie au doute et au chaos… Le jour où les Stybiax viennent le chercher pour enquêter sur un double meurtre, Jérémy se retrouve confronté à un dilemme. Doit-il collaborer, assumer ce dégoût de lui-même qui l’étouffe peu à peu ou reprendre sa liberté, quitte à sacrifier ce qui lui tient le plus à coeur ?
La presse en parle
Jess Kaan a la plume franche et bien menée, portant en elle l’illusion de la réalité dans un univers pourtant bien futuriste. Il combine alors les genres, dans une oeuvre aux allures moralistes, mêlée de science-fiction, sur un fond d’enquête policière et un arrière-plan réaliste. Un pêle-mêle historique, des flashs de ce qui s’est produit hier, et pourrait arriver demain. (…) « Réfractaires » est le premier roman de Jess Kaan, et on peut sans retenue espérer en lire bien d’autres encore. Emilie Simone [Khimaira] Sur une thématique classique — celle de l’invasion extra-terrestre façon « Marionnettes humaines » - , Jess Kaan a écrit une variation habile qui lui permet d’illustrer quelques réflexion sur la pensée unique, cette « visqueuse doctrine qui, insensiblement, enveloppe tout raisonnement rebelle, l’inhibe, le trouble, le paralyse et finit par l’étouffer » (Ignacio Ramonet, cité p.7), sur la résistance ou la collaboration... Le récit se transforme même en véritable fable dont la morale expose le rôle subversif de l’Art, le rôle de rempart à l’oppression que peut jouer la Culture : « Oui, les termes avaient une consistance ; ils étaient l’Art, la Culture, cette frontière séparant l’Homme de la Bête. » (p.83) Une morale finalement pas si éloignée de celle de « Fahrenheit 451 ». Pascal PATOZ [nooSFere] 19/6/2007 Et, devant l’enthousiasme généralisé qu’il a suscité dans les divers forums, c’est avec un intérêt tout émoustillé que la lecture de l’ouvrage tant annoncée s’est effectuée. (…) Réfractaires se hisse sans mal au niveau d’un vieux pulp du type « Fleuve Noir Anticipation », et il faut reconnaître un certain courage à l’auteur pour rejeter en bloc la Science dans un roman de science fiction… Arkady Knight [ActuSF