
Vingt années locales – près de quatre-vingt-dix ans de la Terre – se sont écoulées depuis le Grand Bouleversement que fut la conjonction entre Octa et sa planète-soeur Aqualia. Dans l’oasis de Chéra, où l’ancienne technologie est tout aussi oubliée que le monde originel, l’eau se fait plus rare année après année. Térinn, qui a « osé en gaspiller » dans une exploration solitaire vers le nord, est banni dans le désert, nu, avec juste une outre d’eau qui ne peut lui assurer que quelques jours de survie. Il décide alors de rejoindre la ligne verte qu’il avait aperçue au loin avant de rebrousser chemin, et dont il est convaincu qu’elle indique la présence d’une grande quantité d’eau. Donc d’une autre oasis.
La presse en parle
Alain le Bussy, connu dans le Fandom SF comme « l’homme qui écrit plus vite que son ombre » est un auteur belge francophone. (…) Cette dernière série reprend quelques récits déjà parus au Fleuve Noir, dont « Deltas », prix Rosny Aîné 1993. Les autres textes viennent combler les lacunes chronologiques entre ces romans réédités. Les aventures racontées dans « Chercheau », quatrième tome du cycle d’« Aqualia », se situent en amont de celles de « Deltas ». (…) Le récit se déroule dans un futur qui a oublié son histoire. Les humains vont alors, au fil de l’aventure, retrouver des artefacts, indices des temps passés. Ici, ce sont les allumettes, les caves, les cultures de carottes, les confitures... Mais dans « Chercheau », les mots ont, eux aussi, perdu de leur substance. Ils sont les véhicules en panne de traditions éculées. (…) Le texte, fluide et plutôt bien construit, confirme les qualités de conteur qu’on connaissait à Alain le Bussy. (…) Ketty Steward [ActuSF]